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26/11/2011

Soirée musicale à la chapelle le 25/11/2011

Le groupe Gospel Amazing Groupe de Bron a animé une soirée musicale au sein de la chapelle de l'hôpital. Merci pour cette participation à une soirée organisée au profit de l'arbre de Noêl des enfants des personnels.

Leur prochain rende-vous le 29/01/2012 au Théâtre Lulu sur la Collline 60 rue Victor Lagrange

http://gospel-amazing-groupe.musicblog.fr/

25112011014.jpg

28/10/2011

Portes ouvertes à l'Ecole de santé Bron

L’école de santé des armées propose une visite guidée de ses installations et des présentations de la formation et du cursus des médecins et des pharmaciens militaires le

samedi 26 novembre, de 9 h à 16 h

École de santé des armées

331, avenue général de Gaulle

69500 Bron

www.esalyon.fr

Consultations de gynécologie

Après une interruption de quelques semaines , l'HIA Desgenettes offfre à nouveau à sa patientèle un accès à des consultatios de gynécologie. Elle sont assurées acteullement par le Docteur Brunel Evelyne  le vendredi matin. Le secrétatriat des rendez-vous peuêtre joint au 04 72 61 85.

30/05/2011

La qualité dans les hôpitaux des armées

Le document présenté dans le lien ci dessous reporte l'emploi des indicateurs pour la qualité tels qu'ils sont définis par la HAS. Il permet d'avoir une idée objective du positionnement des hôpitaux militaires par rapport à la moyenne de l'hopsitalisation publique et privée en France.

Quallite_HAS.pdf

27/05/2011

Du nouveau en radiologie

L'HIAD a procédé au renouvellement d'une partie des ses équipements de radiologie. Une nouvelle table de radiologie classique a été installée permettant d'améliorer la qualité des radiographies osseuses et pulmonaires. De quoi permettre un meilleur service notamment au profit du service des urgences. L'établissement utilise maintenant un nouveau scanner. Disposant des techniques les plus modernes, ce dernier permet dès à présent la réalisation de coro-scanner .

Le coro-scanner se déroule comme un scanner classique. Il peutêtre nécessaire d'adminstrer un béta-bloquant 1 à 2 heures avant l’examen pour s’approcher d’une fréquence cardiaque de 60 à 70. Ceci permet une meilleure analyse des vaisseaux. Après avoir placé les électrodes thoraciques qui permettent la synchronisation à l’ECG, et posé une voie veineuse brachiale , l’acquisition des images est réalisée lors d’une apnée d’une dizaine de secondes quand le produit de contraste (80 ml) opacifie les coronaires.

Un système informatique reconstruit les images obtenues à différents moments du cycle pour sélectionner celui où l’immobilité des structures cardiaques et le bon remplissage des coronaires permettent la meilleure analyse des artères.

Le coronaroscanner, technique non invasive, apporte une vision nouvelle du cœur et de ses vaisseaux qui améliore la prise en charge des patients, qui prépare et guide la revascularisation chirurgicale ou l’angioplastie, contrôle un pontage ou un stent à distance du geste, aide, dans le bilan d’une douleur thoracique atypique, à faire la part entre une dissection , une embolie pulmonaire et un accident coronaire.

Il se pose en concurrent de la coronarographie diagnostique, dans les indications cliniques déjà évoquées ; cette dernière technique, « gold standard » jusqu’à maintenant est en effet grevée d’un taux de complications certes faible (mortalité 0,1%, morbidité 1% dont AVC 0,07%, troubles du rythme, infarctus myocardique, …) mais qui pourraient être évitées par le coro-scanner.  Il ne permet cependant pas la réalisation de gestes comme la dilatation et la pose de stents. Cet examen est aussi capable d’apprécier la fonction et la vitalité myocardiques, et, avec l’IRM, fait que l’imagerie peut prétendre à l’exhaustivité du bilan cardio-coronarien.

A terme cet équipement permettra la réalisation de colo-scanner dont les inidcations dans le dépistage des cancers coliques sont actuellement en cours de définition.

Nous contacter

20/01/2011

Visite du directeur central du SSA

Le Médecin Général des Armées Nedellec G., Directeur central du SSA, a effectué une visite de commandement au sein de l'HIA Desgenettes. Ce dernier lui a été présenté tout particulièrement le bloc opératoire récemment ouvert ainsi que les diverses actions conduites pour proposer à la population lyonnaise un hôpital de qualité. Cette visite a été l'occasion pour le Directeur Central de rencontrer les diverses catégories professionnelles de l'hôpital ainsi que la représentation syndicale. Cette visite a permis de réaffirmer l'ancrage de l'hôpital au sein des  forces armées.  Les liens forts existant entre l'hôpital, l'Ecole de Santé des  Armées et les universités de médecine de Lyon ont été rappelés.

07/01/2011

Un nouvel accueil téléphonique en Ophtalmologie

De façon à améliorer la prise des rendez-vous de consultations dans le service d'ophtalmologie une nouvelle organisation a été mise en place. Il faut désormais composer le 0472366100. Vous serez désormais pris en charge par une opératrice chargée de cet accueil spécifique. Si cette opératrice est occupée votre appel sera réorienté vers le standard de l'établissement qui traitera votre appel comme auparavant. Si vous appelez le standard au 04 72 36 600, un message d'accueil vous demandera d'appuyer la touche 1 du téléphone. Nous espérons ainsi que vos attentes en matière de soins seront mieux prises en charge.

11/11/2010

Les hôpitaux militaires: Ouverts à tous

Neuf établissements ouverts aux civils

 
      Les hôpitaux des armées relèvent du ministère de la défense. Ils sont le pivot du soutien sanitaire des forces armées dont ils sont le complément technique indispensable. Depuis l´échelon du régiment, de la base aérienne et du navire de guerre, ils assurent ainsi la continuité de la prise en charge des malades et des blessés.
 
      Le parc hospitalier militaire comprend aujourd’hui 9 hôpitaux des armées dont l’ensemble des capacités d’hospitalisations est d’environ 3000 lits.
 
     La taille des hôpitaux des armées en fait des établissements à l´échelle humaine. Outre les activités habituelles de diagnostic, de traitement, de recherche clinique et d´enseignement communes aux établissements hospitaliers publics, ils assument des missions spécifiques comme l´expertise liée à la détermination d´aptitude aux armées.
 
     L´accès aux soins dans les hôpitaux des armées est ouvert à toutes les catégories de patients : les militaires et leurs familles en priorité, mais aussi la clientèle civile. Ils concourent ainsi à la mission de service public.
 
      Les hôpitaux des armées mettent à la disposition des malades un éventail de toutes les spécialités médicales et chirurgicales, tant en consultations qu´en hospitalisations. Ils développent des secteurs d´avant-garde qui constituent de véritables pôles d´excellence. Les hôpitaux des armées ont su intégrer les progrès accélérés des pratiques médicales et offrent des alternatives à l´hospitalisation complète tant en secteur de soins ambulatoires qu´en hospitalisations de jour.
 
     Leurs plateaux techniques sont sans cesse modernisés. Ils maintiennent en permanence la qualité des soins due aux malades dans le respect des obligations réglementaires de la santé publique pour une médecine de haute technicité.
 
     Le service de santé des armées met ainsi à la disposition des citoyens, qu´ils soient civils ou militaires, ses capacités et ses compétences dans le domaine hospitalier.

1. Hôpitaux d'instruction des armées : Bégin à Saint-Mandé (94), Clermont-Tonnerre à Brest (29), Desgenettes à Lyon (69), Laveran à Marseille (13), Legouest à Metz (57), Percy à Clamart (92), Robert-Picqué à Bordeaux (33), Sainte-Anne à Toulon (83), Val-de-Grâce à Paris.

 

 

 

L'HIA Desgenettes et les classements des revues

 

Informations concernant la sécurité (source,  données 2009 non encore en ligne)

2006 2007 2008 2009

84.85 85.06 84.80 91,6

Classe B B B A

Informations concernant la prise en charge de la douleur (source)

Rhône Lyon 3 Hôp. militaire Desgenettes B

Informations concernant le traitement des cancers

Cancer / ORL (le détail)

 

Département

Ville

Etablissement

Type

Note sur 20

Rang

69 - Rhône

Lyon

Hia Desgenettes

public

14,6

180

69 - Rhône

Lyon

Clinique Charcot

privé

15,5

110

69 - Rhône

Lyon

Clinique De La Sauvegarde

privé

15,1

143

69 - Rhône

Lyon

Hopital Edouard Herriot

public

15,4

122

69 - Rhône

Lyon

CRLC de Lyon

pbnl

19,3

3

69 - Rhône

Lyon

Ch Lyon Sud Mco Et Psy

public

19,3

3

69 - Rhône

Lyon

Groupement Hospitalier Nord

public

17,8

22

Cancer / Poumon (le détail)

 

Département Ville Etablissement Type Note sur 20 Rang
69 - Rhône Lyon Hôpital privé Jean Mermoz privé 14,5 257
69 - Rhône Lyon Hia Desgenettes public 15,1 188
69 - Rhône Lyon Clinique Saint Louis privé 16 95
69 - Rhône Gleize CH de Villefranche-sur-Saône public 15,4 155
69 - Rhône Lyon Hopital Edouard Herriot public 14,2 278
69 - Rhône Lyon CRLC de Lyon pbnl 17,3 41
69 - Rhône Lyon Ch Lyon Sud Mco Et Psy public 19,4 3
69 - Rhône Lyon Groupement Hospitalier Nord public 16,9 57
69 - Rhône Bron Hôpital Louis-Pradel public 17 56
69 - Rhône Lyon Infirmerie Protestante De Lyon pbnl 15,9 109
69 - Rhône Lyon Ch St Joseph St Luc pbnl 15,6 135

Cancer / Cerveau (le détail)

 

Département Ville Etablissement Type Note sur 20 Rang
69 - Rhône Lyon Hia Desgenettes public 14,8 72
69 - Rhône Lyon Clinique du Tonkin privé 14,5 88
69 - Rhône Lyon CRLC de Lyon pbnl 17,6 12
69 - Rhône Bron Hôpital Louis-Bradel public 17,9 9

 

L'HIA Desgenettes et le diabète

 

L'HIA Desgenettes s'investit dans la prévention et le traitement des affections liées au diabète. Le Service d'endocrinologie (Dr Colle, Dr Mounier, Dr Le Berre) participe à la prise en charge de cette affection en proposant des programmes originaux d'éducation, de bilan et de thérapeutique. Pour contacter le service

Les chiffres salés du diabète

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Par Claire Peltier, Futura-Sciences

Selon les chiffres annoncés par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire, le diabète a fortement augmenté en 2009, concernant maintenant 4,4 % de la population, soit 2,9 millions de personnes en France. Une mauvaise nouvelle compensée par une mortalité desdiabétiques en baisse.

  • consultez le dossier complet sur le diabète 

 

À quelques jours de la Journée mondiale du diabète qui aura lieu dimanche, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire publie les chiffres salés du diabète pour l’année 2009. La maladie est en nette progression en France puisqu’en 2009 elle atteint 4,4 % de la population soit 2,9 millions de personnes, des chiffres bien supérieurs à ceux de l’année 2000 : 2,6 % et 1,6 million de personnes.

L’accroissement annuel atteint près de 4,7 %, mais s’il est tiré vers le haut par les populations les plus âgées, il concerne néanmoins toutes les tranches d’âge. En dessous de 44 ans, la prévalence est de 0,4 %, un chiffre dérisoire par rapport à la population des plus de 75 ans qui comptent 14,8 % de diabétiques. Les hommes sont aussi en moyenne plus touchés que les femmes. La prévalence maximale est donc atteinte par les hommes entre 75 et 79 ans, dont près de 1 sur 5 est traité pour le diabète (19,7 %) contre seulement une femme sur 7 au même âge.

Disparités suivant l'âge, le sexe, la région

Il existe également une disparité des cas de diabète en fonction des régions. Le Nord-Est de la métropole est davantage concerné par la maladie, avec des taux de prévalence supérieurs à 5,2 % dans ces régions (Picardie, Champagne-Ardenne…), contre moins de 3,2 % en Bretagne, en Loire-Atlantique ou à Paris. Les territoires d’outre-mer sont encore plus touchés, avec plus de 8 % de la population concernée à la Réunion ou en Guadeloupe, où d’ailleurs les femmes, à l’inverse de la métropole, sont plus atteintes que les hommes.

Les chiffres avancés s'appuient sur des données obtenues de l’Epas (échantillon permanent des assurés sociaux) et du Sniiram (système national d’information interrégimes de l’Assurance maladie), les diabétiques étant considérés comme tels dès la délivrance d’antidiabétiques oraux ou d'insuline à au moins trois dates différentes au cours de l’année. Si les conclusions sont exactes, comment peut-on expliquer une telle progression ?

Différentes causes de l'augmentation du diabète

De nombreux facteurs sont à prendre en compte. Le diabète de type 2 est favorisé par le surpoids et l’obésité, qui sont en forte croissance dans notre pays. Les États-Unis, un des pays au plus fort taux d’obésité, avait déjà atteint en 2000 une prévalence du diabète similaire à celui de la France aujourd’hui. L’écart de prévalence du diabète entre ces deux pays diminue d'ailleurs au cours du temps. Le vieillissement de la population augmente aussi le nombre et la proportion de malades.

La malbouffe entraîne une augmentation de l'obésité et du diabète au sein de la population.
La malbouffe entraîne une augmentation de l'obésité et du diabète au sein de la population. © FreeFoto, CC by-nc-nd 3.0

Mais le dépistage s’est aussi intensifié, permettant de diagnostiquer davantage de malades. De plus, grâce à l’utilisation massive de traitements qui augmentent la durée de vie des malades, le taux de mortalité des diabétiques a diminué de presque 10 % entre la période 2000-2006 et 2009 (32/1.000 à 29,5/1.000). Les risques cardiovasculaires sont traités avec des hypotenseurs chez 76,1 % des patients diabétiques (contre 68,7 %), le traitement à la statine (anticholestérolémiant) est passé de 23,9 % à 51,6 %, et les antiagrégants plaquettaires ont progressé de 25,8 % à 35,4 %.

En résumé, on retiendra une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne c’est que la mortalité liée au diabète a fortement diminué. La mauvaise est que la progression du nombre de cas de diabète dépasse déjà aujourd’hui les prévisions les plus pessimistes envisagées par des experts pour 2016 ! Si pour l'heure les traitements ne sont pas curatifs, le développement de nouvelles thérapies pourront peut-être résoudre ce problème de santé publique.

 

20/10/2010

Visite du ministre de la défense

Le ministre de la défense s'est déplacé sur le site de l'ESA. Il y a rencontré une représentation du Service de Santé, médecins, infirmiers, auxiliaires sanitaires, personnels civils. Une opportunité pour expliquer et fixer les nouveaux objectifs du service à la lumière du rapport de la cour des comptes. 

Le discours du 20/10/2010 de Mr Hervé Morin, Ministre de la Défense

--- Seul le prononcé fait foi ---

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Directeur central,
Mesdames, Messieurs,

Un an tout juste après ma dernière visite dans ce même amphithéâtre, je suis venu vous dire à nouveau mon attachement au Service de Santé des Armées :
- Un Service de Santé aujourd’hui contesté, mais que je sais essentiel pour nos forces ;
- Un Service de Santé qui doit s’engager / encore plus résolument sur la voie de se réorganisation, pour relever les défis qui sont devant nous, défis que nous devons affronter avec lucidité, mais aussi avec sérénité et tranquillité.

Vous l’aurez compris, comme beaucoup d’entre vous, j’ai pris connaissance du récent rapport de la Cour des comptes et je l’ai lu.

A côté des critiques, sur lesquelles je reviendrai, j’y ai d’abord vu une reconnaissance réelle de la spécificité des missions du Service de Santé et de sa vocation à soigner au plus près de nos forces.

Mesdames, Messieurs,

Ce que nous savons de notre propre expérience militaire comme des récentes expériences étrangères me conduit à réaffirmer solennellement mon attachement au rôle essentiel du Service de Santé pour nos Armées :
- Au moment où je vous parle, plus de 400 personnels du SSA sont déployés sur une dizaine de théâtres. J’ai pu mesurer leur efficacité lors de mes déplacements en Afghanistan. Et il n’y aura pas d’engagement total de nos forces et de nos soldats si nous n’avons pas un soutien santé de haut niveau. Nous le savons tous : c’est d’abord une obligation morale. C’est ensuite une condition de l’efficacité de nos forces. Qui peut croire qu’un soldat peut aller au bout de lui-même, mettre sa vie en danger quelle que soit sa vocation, si nous n’avons pas un Service de Santé performant, capable de le secourir avec le plus haut niveau de qualité ? 
- Et j’ai bien sûr une pensée pour l’infirmer de classe supérieur MILOCHE, tombé au combat la semaine dernière en Vallée d’Uzbeen et pour son camarade le caporal-chef MERLE, grièvement blessé à ses côtés. J’ai une pensée aussi pour leurs proches et pour leurs frères d’armes du 126e RI. 
- D’ailleurs, combien le Service de Santé des Armées n’a-t-il pas sauvé d’hommes pour lesquels on m’annonçait après le combat un diagnostic pessimiste ? Je suis allé plusieurs fois rendre visite à des soldats reconstruits par les médecins du Service de Santé. J’ai vu les prouesses que vous faites. C’est la dignité d’une grande Nation que de tout faire pour donner une nouvelle vie, un nouvel horizon à ceux qui ont sauté sur une mine, qui ont été atteints au plus profond de leur chair. Pour moi, je vous le dis très clairement, il n’est pas question de remettre en cause un tant soit peu cette exigence.

Bien sûr, on peut argumenter qu’une faible part de vos effectifs sont effectivement déployés en opérations extérieures. Mais le Service de Santé, comme l’ensemble de notre outil de défense, doit être prêt à être engagé dans le cadre des contrats opérationnels les plus exigeants. Nous ne sommes pas - et nous ne serons jamais - à l’abri d’une surprise stratégique. Ce sont là des éléments qui doivent dimensionner aussi notre outil de défense. Et donc le Service de Santé des Armées.

Et je vous le dis clairement, je combattrai l’idée de démantèlement de ce service si précieux, idée qui avait été à la mode au milieu des années 90 – j’en ai encore le souvenir précis. La France a cette chance, cet atout, un service de santé de haut niveau, reconnu, envié par les autres nations et j’entends bien qu’elle le conserve.

On ignore également trop souvent qu’au-delà de nos armées, vous jouez un rôle essentiel pour la communauté nationale toute entière :
- A travers l’expertise scientifique et la recherche en matière de défense NRBC ;
- A travers une expérience unique dans le traitement de certaines pathologies ou traumatismes - je pense notamment aux grands brûlés ou à l’apport majeur, crucial, sur les maladies tropicales ;
- A travers l’offre de soins des centres médicaux des armées et des hôpitaux militaires ;
- A travers enfin la mise à disposition de la santé publique de nos personnels et de nos capacités de production et de stockage en produits de santé.

Ce rôle essentiel en soutien des politiques de santé publique, j’ai pu le mesurer dans le contexte de l’épidémie de grippe A, où la mobilisation de toutes et de tous a été exceptionnelle, notamment au sein de la pharmacie centrale des armées, à Orléans, que j’ai eu le plaisir de visiter à deux reprises à cette période.

C’est pour moi une conviction profonde : le Service de Santé est un outil indispensable aux Armées comme à la communauté nationale. C’est pourquoi j’entends maintenir ses 5 composantes : médecine de soins ; formation ; hôpitaux ; recherche et ravitaillement sanitaire.

Pour autant, le service doit continuer à évoluer. Depuis trois ans, nous avons fait beaucoup ensemble pour le rationaliser et le rendre encore plus efficace, des évolutions qui ne sont pas prises en compte par le rapport :
- Je pense à l’interarmisation des services médicaux des formations et à la création des centres médicaux des armées au sein des bases de défense ;
- Je pense au regroupement sur le site de Lyon-Bron des deux écoles de formation initiale des praticiens ;
- Je pense au regroupement des établissements de recherche sur un site unique, à Brétigny-sur-Orge ;
- Je pense au regroupement en cours du ravitaillement sanitaire sur trois sites (Orléans, Marseille et Vitry-le-François) ;
- Je pense à l’allègement des échelons intermédiaires et à leur recentrage sur un rôle de coordination dans l’emploi des moyens de santé.

Ce que nous avons fait n’était pas évident et je vous rappelle que la fermeture de l’école de Bordeaux était repoussée depuis 15-20 ans car les maires de Bordeaux s’y opposaient et que la République fléchissait à chaque fois. Pourtant, et en dépit de l’opposition de l’actuel Maire de Bordeaux, je n’ai pas hésité à la proposer au Président de la République et nous l’avons fait.

Nous avons fait beaucoup, en peu de temps, mais nous ne sommes pas au bout du chemin et je voudrais maintenant revenir sur le rapport que la Cour des Comptes vient de publier sur les « Médecins et hôpitaux des armées ».

J’ai apporté une réponse circonstanciée à de nombreux points de ce rapport, que j’ai lu, je le répète, avec une grande attention.

J’ai notamment regretté que la Cour ne s’attache qu’au nombre de consultations des médecins actuellement intégrés aux régiments, et présente ainsi une vision réductrice de l’activité du SSA dans les unités. Cela n’a pas de sens de comparer un médecin militaire à un médecin civil. Si c’était le cas, nous n’aurions pas besoin de médecine militaire. Est-il nécessaire de rappeler qu’un médecin militaire, outre ses fonctions de soins, exerce aussi des fonctions de formation, de prévention, d’expertise, et de conseil ?

Mais si nous pouvons être en désaccord sur tel ou tel point de ce rapport, il nous nous oblige aussi à réagir pour projeter résolument le Service de Santé dans l’avenir et ainsi le préserver sur le long terme. Je veux vous faire partager l’idée que l’immobilisme serait mortel et que le mouvement sera notre plus grande force.

Permettez-moi de prendre quelques exemples des chantiers qui sont devant nous et qui sont sur la feuille de route du Ministre actuel.

Le premier d’entre eux, c’est l’adaptation du Service de Santé à son nouveau contrat opérationnel, qui me sera présenté par le Chef d’Etat-major des Armées d’ici la fin du mois de novembre, un nouveau contrat opérationnel qui sera dimensionné à celui de nos Armées.

Le deuxième chantier, c’est celui de l’efficacité globale du Service. Dans le contexte budgétaire que nous connaissons aujourd’hui, nous devons chercher en permanence à améliorer son fonctionnement et à dégager les économies nécessaires à la modernisation de ses équipements. C’est un enjeu majeur : je vous rappelle que nous consacrons 1,3 milliards d’euros par an au Service de Santé des Armées, même si cette somme englobe un montant important de l’ordre de 450 millions de fonds de concours issus de l’activité du service.

Troisième chantier : la formation de nos praticiens et de nos personnels paramédicaux. Nous devons davantage prendre en compte le nouveau cursus LMD (licence, master, doctorat) et nous interroger sans dogmatisme ni conservatisme sur le maintien de deux écoles distinctes, l’une à Lyon-Bron et l’autre à Toulon. Il faut l’étudier.

Enfin, quatrième chantier : la gestion des hôpitaux militaires.

2% des lits hospitaliers de France pour un déficit équivalent à la somme des déficits de Paris Lyon Marseille : même si cette présentation doit être relativisée, car il faut prendre en compte dans notre mode de calcul la pension de retraite liée au statut militaire de la majeure partie du personnel des HIA et la valorisation de l’activité régalienne (et notamment l’enseignement et la participation aux opérations extérieures), il est évident que la gestion des hôpitaux militaires doit être améliorée.

Il est donc urgent de définir une nouvelle stratégie concernant l’offre de soins des Hôpitaux d’Instruction des Armées au profit des forces armées et au profit de la collectivité nationale.

Nous avons aujourd’hui trop de personnel administratif ou de service par rapport au personnel soignant. La comparaison avec les hôpitaux publics est saisissante : 57% de personnels soignants dans les hôpitaux militaires pour 71% dans les hôpitaux publics et 19% de personnels administratifs dans ces mêmes établissements pour 11% dans les hôpitaux publics. C’est une problématique comparable à la relation entre l’opérationnel et le soutien dans nos forces armées que nous améliorons depuis trois ans. Nous devons donc étudier toutes les pistes de rationalisation, y compris l’externalisation ou la mutualisation de nos activités de soutien avec les hôpitaux publics.

Par ailleurs, dans une logique de partenariats avec le système de santé publique et les agences régionales de santé, nous devons coordonner l’offre de soins, et donc la politique d’investissements, avec celles des hôpitaux civils. Je veux donc que chaque directeur régional et chaque médecin-chef d’HIA prennent contact avec les agences régionales de santé. Pas seulement contact, mais engage un dialogue qui doit nous permettre de mieux jouer la complémentarité entre civils et militaires et adapter l’offre de soins à la situation régionale. Ce dialogue, ce n’est pas seulement un ou deux rendez-vous, c’est une exigence de résultat avec un horizon : le milieu de l’année 2011.

Enfin, le service ne doit pas hésiter à promouvoir son offre de soins auprès du monde civil, qui reste encore majoritairement persuadé que les hôpitaux militaires ne lui sont pas accessibles.

Mesdames, Messieurs,

Vous connaissez à présent votre feuille de route. J’ai demandé qu’un plan d’actions me soit présenté mi-novembre.

J’ai demandé à ce qu’une équipe de pilotage de la réorganisation associant EMA, SSA et compétences extérieures soit directement rattachée au Directeur central auquel je renouvelle ma confiance pour mener à bien ce grand chantier. Il sera nommé dans les quinze jours un chef de projet, en charge des évolutions nécessaires pour répondre aux observations de la Cour des Comptes. Il sera directement rattaché au Directeur central pour l’aider dans sa tâche. Soyons clairs : il ne s’agit en aucun cas d’un désaveu. Mais le Directeur est un médecin, et je souhaite qu’il puisse bénéficier de l’appui d’un expert technique qui puisse au quotidien relayer ses impulsions.

Mesdames, Messieurs,

Nous devons nous engager résolument dans le mouvement, non pas pour aligner vers le bas notre médecine militaire au nom des impératifs comptables, mais bien pour tirer vers le haut notre système de santé publique et pour le préserver.

Et je sais pouvoir compter sur vous pour relever les défis qui vous attendent.

ESA Lyon

Les deux écoles du service de santé des armées de LYON et de Bordeaux n'en formeront plus qu'une l'année prochaine. La très prestigieuse Ecole de Santé Navale rejoint Lyon. La nouvelle école s'appellera Ecole de Santé des Armées et reprendra les traditions des deux "anciennes". Une autre histoire commence.

MEDICHOS: Un de plus

Le CITERA de l'HIA Desgenettes tient une place prépondérante dans les formations dispensées au profit des personnels santé appelés à servir en afghanistan. La plus grande partie des équipes OMLT passe par l'HIA. Les équipes santé des régiments alpins passent également entre les mains des formateurs de Desgenettes. Le 7ème BCA a terminé sa préparation par l'exercice Jallabad en  y intégrant un stage MEDICHOS. Voir ici la brêve

 

10/10/2010

Pneumologie: Le service déménage

Depuis peu, le service de pneumologie a déménagé. Il partage maintenant ses locaux d'hospitalisation avec les services d'endocrinologie et de gastro-entérologie. Des travaux de réhabilitation permettent de proposer une hôtellerie de qualité. La proximité de l'unité d'endoscopie simplifie la prise en charge des patients en réduisant les déplacements au sein de l'hôpital. Les consultations de pneumologie sont co-localisées avec celle de la cardiologie à proximité du plateau technique de cardiologie au second étage. 

Ambulatoire: C'est parti !

L'activité d'ambulatoire à Desgenettes est restructurée. Depuis le début du mois, hormis la réalisation des chimiothérapies toutes les activités permettant une hospitalisation ambulatoire sont regroupées au sein d'une même unité. Celle-ci est située au premier étage dans l'aile située dans le corps arrière du bâtiment central. 

09/10/2010

Afghanistan: Une équipe de Desgenettes sur le départ

Une équipe chirurgicale de Desgenettes a entamé sa formation avant son départ pour l'afghanistan. Règles de comportement au combat, instructions au maniement des armes, déplacement en convoi sont au programme de formation proposé aux chirurgiens, anesthésistes-réanimateurs et paramédicaux. Grande nouveauté, cette équipe sera insérée non pas au sein de l'hôpital de Kaïa situé sur l'aéroport militaire de kaboul mais au sein de l'hôpital de l'armée nationale afghane à kaboul. La mission  de 4 mois sera de participer à la formation des équipes opératoires afghanes en partenariat avec le service de santé US.

Afghanistan: Une équipe de Desgenettes sur le retour

Une équipe chirurgicale de l'HIA Desgenettes est en instance de retour d'afghanistan. Cette équipe de chirurgiens, anesthésistes, infirmiers et aides-soignants aura passé 4 mois au sein de l'hôpital de la base de Kaïa à Kaboul. 

L'HIA Desgenettes et le rapport de la cour des comptes

 

La cour des comptes a présenté un rapport sur l'état du service de santé. La plupart des 14 recommandations faites par la Cour étaient déjà prises en compte par le SSA, ou en cours de mise en place. Le ministère de la défense a apporté des éléments de réponses contradictoires

Ce rapport fait un constat dont la sévérité est contestée par le ministère de la défense en particulier en matière de gestion budgétaire. La divergence d'analyse porte sur l'application aux établissements militaires des règles budgétaires propres aux établissements publics civils. Les établissements hospitaliers militaires dépendent en effet directement du ministère de la défense et incluent systématiquement dans leur gestion la provision nécessaire pour les retraites de leur personnel. De plus sont inclus dans les comptes de gestion des hôpitaux militaires le coût de leur administration centrale. Ce n'est pas le cas des hôpitaux civils publics. Enfin les interventions du service de santé des armées au profit des diverses administrations y compris celle de la défense n'étaient pas jusqu'à présent pas valorisés puisque réalisées au profit de structures considérées comme liées à l'état. Ainsi le déficit des HIA est considéré par le SSA largement inférieur aux chiffres avancés par la Cour des comptes. Ce dernier est cependant une réalité. Pour l'HIA Desgenettes et avec des règles comptables proches des structures civiles, il est de l'ordre de 6% du budget annuel (il varie de 5 à 8% dans les hôpitaux publics) . Un plan d'actions visant à réduire ce déficit a été entamé il y a près de 2 années.

Le rapport de la Cour des comptes met en cause la formation opérationnelle des personnels santé appelés à être projetés en opérations extérieures. L'HIA Desgenettes est un des acteurs majeurs de cette formation par le biais du Centre d'Instruction aux Techniques élementaires de Réanimation de l'Avant (CITERA). Plus du 600 personnels du SSA sont formés annuellement. L'ensemble des équipes santé intégrées au sein des OMLT (Operational Mentoring liaison team) sont formés à Lyon. Un programme spécifique de formations des équipes des régiments de chasseurs alpins est conduit tous les six mois. 

Le rapport de la Cour des comptes pointe aussi la mauvaise organisation des blocs opératoires des hôpitaux militaires. Ce point représente un des enjeux majeurs de l'adaptation de tout établissement hospitalier. Cette organisation est rendue encore plus difficile pour les hôpitaux militaires du fait de la participation de ses équipes chirurgicales aux opérations extérieures. Le SSA a identifié cette difficulté. Une mission d'analyse a été conduite au sein du SSA il ya deux ans. Cette année l'HIA Desgenettes a participé à l'évaluation de l'organisation de son bloc opératoire dans le cadre d'une étude comparative entre les établissements de la région Rhône-Alpes et Ile de France. Cette étude reprenant la méthodologie prônée par la MEAH permet de positionner l'HIAD dans la bonne moyenne des étalissements de la région. Par ailleurs les indicateurs de qualité et de sécurité présentés par des opérateurs externes placent l'établissement parmi les plus sûrs de la région.

Pour autant nous voyons dans ce rapport, une source de motivation supplémentaire à la conduite de la politique d'amélioration de la qualité des soins prodigués aussi bien aux personnels du ministère de la défense qu'à la population de Lyon et sa région.